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Author: Julien

Stage propé, jour 1: introduction

Ma première année de médecine définitivement acquise, je peux consacrer ce semestre libre à plein de choses, dont le stage de soins infirmiers obligatoire. Après moultes démarches infructueuses et deux mois d’attente pour, finalement, ne pas en obtenir un à Vevey, je me suis rabattu sur l’hôpital de Montreux, qui m’accueille jusqu’à fin mars comme stagiaire.

Donc, ce matin, rendez-vous à 8 heures. On monte au bureau de l’infirmière-cheffe, on descend à la lingerie, on me donne mes carte, badge, documents divers et tenue de travail. Je me change rapidement à mon vestiaire, dans un coin de la physiothérapie. Je vais ensuite dans le service des privés (relatif à l’assurance), 3e étage. L’équipe d’infirmières et d’aides-soignantes sont souriants, “bienvenue !” me lance-t-on au passage.

On me présente les facettes du métier d’aide-soignant en un quart d’heure, puis on me donne le plan journalier: un tableau qui indique qui a quoi, où et depuis quand. Mais déjà, je suis aspiré dans une chambre à la suite de l’aide-soignante qui s’occupe de moi. Un monsieur âgé. Délicate affaire que la toilette et l’élimination devant un personnel médical très respectueux… Je suis confronté à une pudeur que le patient a été obligé de mettre à la consigne dès son hospitalisation. Il en est ainsi lorsque c’est impossible de tenir sur ses guibolles.

J’assiste ensuite à diverses radios d’une hanche opérée, d’un coude fracturé, à un ECG, je me familiarise avec l’appareil-qui-prend-les-tensions. Et je commence à découvrir la place des choses, et le contact avec les patients commence timidement à venir.

Mots-clés de la journée: chaise percée, ECG, clou gamma.

Un instantané de ma dernière journée de module 1

Le jour se lève sur la dernière matinée de cours du premier module. La vue est sympa fois mille.

Bonjour, j’ai quelque chose pour vous

La température descend toujours un peu, tandis que moi je monte. A La Forclaz, l’ambiance des dimanches me fait quitter quelque temps la ville, le campus. Mégots de clope, m1, passages à piétons, file d’attente au restaurant. Alors un petit coup de soleil entre les arbres, cela fait toujours du bien.

La rentrée ou: les joies du propédeutique

Une rentrée de plus, les lampes au mercure de l’Amphimax auront éclairé une horde de Converse excitées battant le lino boutonneux de l’auditoire 350 à la recherche d’une place.

De ces grolles, plus de la moitié appartiennent à des futurs redoublants à la fin de la première année. A ce sujet, mes propres Converse et moi-même sommes entrés après un café et un petit déj’, alors que l’année académique avait déjà commencé officiellement depuis 6 ou 7 minutes. C’est de mon sentiment dont je veux parler, au moment où j’ai franchi à nouveau cette porte épaisse, et que – nom d’un chien – ce premier module allait bel et bien devoir être recommencé à partir de zéro, from scratch. On allait devoir passer neuf semaines pendant l’automne puis l’hiver dans cette boîte, et les semaines suivantes en révision à la BCU (dont les horaires ont été prolongés jusqu’à 23 heures – lisez la news du 17 septembre).

Je tempère, ce n’est pas si dramatique pour ma part. Mais voilà: c’est la première fois que j’ai dû prendre la décision de redoubler une année. Durant toute la séance d’information de ce matin, tantôt dans la tête; tantôt sur les lèvres, il me reste une pensée amère, que je remâche sans arrêt pendant que les vrais cours sont dispensés au DBCM: ça fait chier.

Et au fur et à mesure de l’exposé et de la succession des intervenants, il y a ces paroles qui font du bien. On se rend compte que ce n’est pas la fin du monde d’avoir un module à rattraper – quitte à y consacrer un nouveau semestre. Qu’il n’y a pas lieu de perdre de la valeur à ses propres yeux. Et qu’on n’est pas le seul dans cette situation. Et que foutredieu, ce n’est définitivement pas la porte qui se ferme à quoi que ce soit. Et que je suis capable d’aller au-delà de ce sentiment et d’empoigner ces semaines à bras-le-corps.

Hier, j’étais pseudo carreleur-vitrier

Pour bien préparer le voyage en Croatie (je pars demain), il était urgent – que dis-je, primordial – que je fasse deux-trois réparations dans mon studio. Pour la bonne et simple raison que j’ignorais à quel degré j’allais pouvoir être embêté si dégât plus grave il y avait. Et puis, j’avais envie de voir si j’étais capable de me glisser dans la peau d’un carreleur ou d’un vitrier, car le “gros-oeuvre” consistait à recoller deux catelles et à remastiquer une portion du joint de ma fenêtre.

Je propose donc mon petit parcours en photos, pour quiconque voudra se mesurer à Valérie Damidot.

Collage des deux catelles

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Masticage de la fenêtre

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Voilà, si toi aussi, tu veux faire économiser des sous à ton propriétaire, suis mes pas 😉

PS 1: je suis navré pour le titre de super bon goût.
PS 2: j’en suis si désolé que je préfère le changer.

15 minutes plus tard

C’est de photo dont il s’agit: j’ai sous la main mon D90, un trépied, et du temps à passer dehors. Et Florence en visite. Nous nous installons, et on se dit que c’est relativement beau (entre autres), mais qu’il fait un petit peu froid, aussi. Et 15 minutes plus tard:

Incredible facts à propos de ces photos:

  • Le temps de pose est de 759 secondes pour la première, et de 898 secondes pour la deuxième.
  • Photoshop a été mis à contribution. Pour renforcer un peu l’ciel et les étoiles.
  • Quelques nuages se sont pointés pendant les poses.
  • Mais aussi des avions sur la première photo.

Article premier…

J’ai envie de dire que mon blog est un peu comme le phoenix (ou encore telle l’abbaye reconstruite pierre après pierre par les pieux moines après son incendie, ou aussi — tiens — comme la fourmillière qu’un crapaud de gamin colérique a détruite d’un coup de pied, mais je m’égare), c’est-à-dire qu’il renaît de ses cendres.

C’est donc avec un plaisir et une fierté non dissimulés que j’écris ce billet officiel d’inauguration de “Ju”ste mon blog. Que ce site puisse au mieux t’être utile ou agréable; ou du moins qu’il ne te cause pas de démangeaisons, fuite de l’être aimé ou pire, impuissance.